🌳 Un très bon article pour se familiariser avec le concept de micro-forêt : Micro-forêts urbaines : que penser de la « méthode Miyawaki » ? (Muséum nationale d’histoire naturelle)
Fait de l’ombre,
Apporte fraîcheur et humidité l’été, et dans la cuvette grenobloise on en a besoin,
Coupe le vent, réduit un peu le bruit,
Produit du bois, de la nourriture et/ou d’autres ressources et services utiles,
Favoriser la biodiversité, en offrant des habitats pour la faune (oiseaux, insectes, petits mammifères) et la flore (de toutes les strates),
Fascinant à regarder, émerveillement garanti en voyant la forêt pousser.
Planter une micro-forêt selon la méthode Miyawaki requière plusieurs étapes. Conceptuelles d’abord avec le choix du lieu et la définition de la végétation naturelle potentielle. Pratiques ensuite avec la constitution du stock d’arbres à installer, la plantation et l’entretien les premières années.
Objectif : planter des arbres, arbustes et buissons originaires de la région, à une densité de 3 plants au m².
Un terrain de n’importe quelle taille dont vous êtes gestionnaire, ou avez l’accord du gestionnaire pour effectuer une plantation d’arbres. Ensuite, plutôt qu’un choix lieu, laissons le terrain choisir : en connaissances des conditions climatiques, avec l’observation du sol, de la végétation existante (plantes bio-indicatrices), de l’hydrographie et de la topographie, pour déterminer la végétation naturelle potentielle.
Une forêt est composée de plusieurs strates de végétation. Pour détérminer quelles espèces planter pour chaque strate, on cherche à déterminer quelles espèces s’installeraient si aucune intervention humaine n’avait lieu pendant le temps long.
Il faut aussi prendre en compte dynamiquement l’évolution de la répartition des essences due au réchauffement climatique. Lors des plantations, il faut peut-être prévoir une proportion d’arbres d’aires de répartition plus méridionales.
Je produis moi-même une grande partie des végétaux que je souhaite planter. Pour la collecte de semande, je m’inspire en grande partie de l’éthique du cahier des charges Végétal Local :
Semences collectées dans la même région où elles vont être cultivées et plantées,
Pratiques de collecte durable (prélèvement inférieur à 25% de la ressource),
Diversité des individus prélevés.
Grâce à mon activité d’élagage, je peux collecter d’importantes quantités de broyat de végétaux, un amendement naturel redoutablement efficace pour nourrir le sol.
Selon les cas (sol argileux ou compacté), il peut être intéressant d’aérer le sol avec des outils peu intrusifs (grelinette, triandine).
Lorsque les arbres et le sol sont prêts, il est temps de planter les arbres. A priori on visera l’automne ou le printemps.
Durant les 2 ou 3 premières années, il pourra être nécessaire de fournir un entretien pour favoriser la croissance de la micro-forêt. Par exemple :
Limiter la poussée des adventices en-dessous du feuillage des arbres pour limiter la concurrence,
Arroser pour pallier à d’éventuelles sécheresses,
Renouveller le paillage pour réduire les deux précédentes opérations,
Protéger la micro-forêt avec un grillage pour éviter le piétinement (en ville) ou la prédation (à la campagne).
💡 Intéréssé pour bénéficier de tous les avantages d’une micro-forêt ?